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mardi, 19 janvier 2010

Liste des marins du Chaser 5 "Carentan" le 21 décembre 1943

1940 environ - inconnus avec sans doute Richard ou Edouard Corvasce.jpg

Naufrage du chaser 5 "Carentan" (chasseur de sous-marins) dans la Manche, le 21 décembre 1943, à la suite d'un tempête près de l'île de Wright, au sud de l'Angleterre, alors qu'il escortait un sous-marin britannique.

 Liste des membres de l'équipage. Morts pour la France le 21 décembre 1943

  • BOONE, Paul, Roger, Raymond (né le 15 avril 1920 à Saint-Pol-sur-Mer, 59), quatier-maître électricien, engagé dans les FNFL le 24 mai 1943.
  • BOUABRE, Wawa (né en 1907 à Kipiri Soubre, Côte d'Ivoire), matelot cuisinier, engagé dans les FNFL le 17 juin 1942.
  • BRATTESANI, Jean, Pierre (né le 14 mai 1921 à Marseille, 13), matelot fusilier, engagé dans les FNFL en 1942. Serait décédé le 2 décembre 1943 par tempête mais il s'agit peut-être du 21 décembre 1943, jour du naufrage. Ce qui n'est pas sûr car les archives anglaises mentionnent que 17 marins français ont été portés disparus à la suite du naufrage, ce qui correspond à la présente liste hors BRATTESANI.
  • COAGOLO Pierre (aucune information): NON car il s'agit de Pierre COACOLO qui a bien servi sur le CH5 Carentan mais qui n'est pas mort lors du naufrage et dont il n'est pas sûr non plus qu'il y fut présent ce jour là.
  • CORVASI (CORVASCE), Edouard (né le 15 septembre 1922 à Marseille, 13), matelot gabier, engagé dans les FNFL le 17 juillet 1940.
  • GENLOT, Marcel (né le 28 octobre 1917 à Paris, 75), quartier-maître canonnier, engagé dans les FNFL le 1er juillet 1940.
  • GUILLAUME, Charles, Pascal (né le 28 juillet 1913, à Gavres, 56), second maître timonier, engagé dans les FNFL le 1er juillet 1940.
  • GUYONVARCH, Joseph, Albert, Jean (né le 30 juillet 1918, à Locmiquelic, 56), second maître mécanicien, engagé dans les FNFL le 3 juillet 1940.
  • HARLAMOFF, Georges (né le 14 juin 1922 à Sfax, Tunisie), quartier-maître canonnier, engagé dans les FNFL en 1941.
  • HERLEM, Louis, Léon, Joseph (né le 6 mai 1917 à Grand-Fort-Philippe, 59), quartier-maître manœuvre, engagé dans les FNFL en 1940.
  • LAFORGUE, Eugène (né le 14 novembre 1920 à Pleslin, 22), matelot fusilier, engagé dans les FNFL le 4 décembre 1941.
  • LE DOLEDEC, René, Georges, Marie (né le 14 juillet 1919 à Pleneuf-Val-André, 22), quartier-maître canonnier, engagé dans les FNFL le 19 août 1940.
  • LE GRAS, Jean, François, Félix (né le 27 novembre 1920 à Saint-Nazaire, 44), matelot gabier, engagé dans les FNFL le 20 octobre 1942.
  • LE MAOU, Louis, Marie (né le 10 mai 1913 à Plourivo, 22), maître de manœuvre, engagé dans les FNFL le 15 août 1940.
  • LE RAY, Jean, Marie, Louis (né le 4 mars 1921 à Donges, 44), matelot radio, engagé dans les FNFL en 1942.
  • MOAL, Jean, Yves, Marie (né le 14 septembre 1923 à Plouneventer, 29), matelot canonnier, engagé dans les FNFL le 20 juillet 1942.
  • POURNIN, Georges, André (né le 24 février 1921 à Paris XX, 75), quartier-maître canonnier, engagé dans les FNFL le 5 avril 1943.
  • PROVOST, Joseph, Alphonse, Paul (né le 25 septembre 1920 à Brest, 29), matelot mécanicien, engagé dans les FNFL le 1er juillet 1940.
  • SAUVAGE alias SAMPSON, Michel, Pierre (né le 18 avril 1913 à Gravelines, 59), lieutenant de vaisseau, engagé dans les FNFL le 3 juillet 1940.

Source: www.charles-de-gaulle.org

Sur la photographie: Edouard CORVASCE, en tenue de marin, entouré de civils, sans doute anglais.

mardi, 15 septembre 2009

Ceux qui vivaient au 62, rue Saint Laurent, à Marseille, en 1931

Geneasud - 62 Rue Saint Laurent.JPGLe numéro 62 de la rue Saint-Laurent, à Marseille, vieil immeuble des Vieux quartiers, s'esquichait entre le 64 de la même rue et le numéro 1 de la rue des Ferrats.

Un peu plus bas, sur la droite, on trouvait le lavoir municipal, face à la rue Mayousse. Puis en contournant le pâté de maisons, on suivait l'étroite rue Fontaine-Saint-Laurent, puis la rue Janetin avant de revenir sur la rue des Ferrats. 

En 1906, l'immeuble du 62 rue Saint-Laurent comptait neuf familles ( HAMEGUA, CELESTE, GUIGOU, VINCENT, BRIGLIOZZI, DI NAFRO, DENOUCHE & TAMBURE, DELMAGNE & CHAGNE, UTTARO & SORA), soit 39 occupants au total.

A peine cinq ans plus tard, en 1911, toutes ces familles n'étaient plus dans les lieux. Les familles d'Emile FABIANI (4 membres, d'origine corse) et de Pierre AMICI (5 membres, d'origine italienne) les avaient remplacées. La famille CORVASCE vivait alors manifestement ailleurs, composée de Savino (26 ans), Chiara (26 ans) sa femme, Philomène (10 ans), Antoine (6 ans), François (3 ans) et Vincent (nouveau-né). 

En 1931, les familles FABIANI et AMICI n'étaient plus dans les lieux...

Le 62, rue Saint-Laurent, comptait alors 8 familles:  

Marie BOETTI (25 ans), ménagère, vivait seule avec ses deux filles, Berthe BARJAMEL et Louise BOETTI qui n'avaient même pas deux ans.

Marie-Louise MAISTRE, mauricienne âgée de 56 ans, lingère, de nationalité anglaise, vivait seule avec sa fille Louise MAISTRE âgée de 20 ans, journalière.

Pierre DEPOUZIER (35 ans), journalier, vivait avec son épouse Alexandrine DEPOUZIER, 33 ans, journalière, et leur fille Marcelle DEPOUZIER (10 ans).

Paul SUGIER (31 ans), sans profession, vivait avec son épouse Cécile SUGIER (31 ans) et leurs enfants Hermine SUGIER (9 ans, née à Cherchell en Algérie), Josette SUGIER (3 ans) et Alberte SUGIER (1 an). Notons que les deux dernières sont nées à Marseille, et que dans cette famille on comptait aussi un certain Nicolas RAIBALDI (23 ans) qui se trouvait à Ellis Island en 1924, près de New York, via Naples et Palerme, sans avoir pu, semble-t-il émigrer aux Etats-Unis. Richard CORVASCE m'avait parlé d'un certain RAIBALDI mais je ne sais plus s'il s'agissait de cette même personne.

Savino CORVASCE, alors âgé de 46 ans, natif de Barletta, vivait aussi au 62 rue Saint-Laurent, avec son épouse Chiara CORVASCE (46 ans aussi), et leur enfants (voir dans l'article précédent), François CORVASCE (23 ans), Vincent CORVASCE (20 ans), Richard CORVASCE (11 ans, qui devait encore garder pendant un an sa tenue de Saint-Antoine avec laquelle on le reconnaissait facilement dans le quartier), Edouard CORVASCE (9 ans) et leur petite-fille Isabelle ALFONSI (2 ans). Il faut savoir qu'en 1917, Savino, incarcéré à Marseille, s'était engagé dans les forces armées italiennes pour rejoindre le front autrichien, y être gravement blessé à la hanche, avant de revenir en France et d'être grâcié. Lui et sa famille avaient ensuite acquis la nationalité française en 1927. Savino a sans doute aussi aidé des Italiens à émigrer en Argentine, et il est possible qu'il ait fait plusieurs voyages entre Marseille et Buenos-Aires.

Pierre DRUELLE, (Lyonnais âgé de 35 ans), sans profession, son épouse Anita DRUELLE (32 ans) et leur deux enfants: Charles DRUELLE (6 ans) et Nicole DRUELLE (4 ans).

François DONACCIO (68 ans, journalier) vivait avec sa femme MariaDONACCIO (66 ans, italienne) et leur fils CasimirDONACCIO (30 ans, journalier).

Enfin, Benoît MIRTO (58 ans, italien), sans profession, vivait avec sa femme Marie MIRTO (66 ans) et leur fils Benoît MIRTO (16 ans). 

En 1943, la famille CORVASCE était toujours dans les lieux, mais François CORVASCE et Vincent CORVASO (ex CORVASCE) étaient partis faire leur vie. Vincent m'avait raconté qu'il avait eu plus tard un restaurant à New York, après avoir quitté les Forces Françaises Libres à Londres. J'ignore si les autres habitants de 1931 étaient également restés rue Saint-Laurent. J'ignore également quel a été leur destin, notamment après la destruction du quartier en 1943.

Je voulais juste rendre hommage à ces Marseillais d'hier et d'aujourd'hui.

Si vous avez connu l'un d'entre eux, n'hésitez pas à laisser un commentaire, je le publierai avec plaisir.

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Source:

Lira aussi:

vendredi, 11 septembre 2009

Plan cadastral de Marseille en 1820 (Vieux Quartiers)

Geneasud - Marseille 1820.JPGEn 1943, pendant l'occupation allemande, Savino CORVASCE (1885-1967) et son épouse Chiara ont été expulsés de leur logement situé au quartier Saint-Jean, quelques jours avant la destruction complète de ce coeur historique de Marseille. Ils ont finalement été libérés du camp de Fréjus, mais quarante ans de leur vie venaient d'être balayées sous le regard collaborateur de certains fonctionnaires zélés.

J'ai commencé la reconstitution du plan de la ville en 1820, à partir des documents en ligne des archives départementales, y ajoutant quelques informations sur le recensement de 1931 et sur les commerces de 1940. Ce travail n'est pas fini mais je tenais à mettre un premier fichier en ligne pour le cas où le temps me ferait défaut pour terminer.

Notons que, grâce au recensement de 1931, j'ai retrouvé la localisation du logement d'Antoine CORVACI (né en 1905 à Barletta, fils ainé de Savino CORVASCE), au numéro 2, rue de l'Amandier, et celle du logement de Riccardo ROSCHETTI et de sa femme Annonciade, respectivement parrain et marraine de Richard CORVASCE (1920-1996), fils cadet de Savino, au numéro 23, rue Saint-Laurent.

Savino CORVASCE et Chiara (née ANNELLI) ont eu quatre autres enfants, outre Antoine et Richard: à savoir Philomène CORVASCE, épouse ALFONSI, qui est décédée en 1928 à la naissance de sa fille, François CORVASCE qui travaillait en 1943 dans les sapeurs-pompiers de Marseille (sauf erreur de ma part) et qui a eu plusieurs garçons dont André CORVASCE bien connu à Marseille pour son entreprise de meubles, Vincent CORVASO, navigateur, qui avait rejoint la France Libre en même temps que son jeune frère Edouard CORVASCE, engagé à 17 ans et mort à noël 1942 à bord d'un chasseur de sous-marins anglais, coulé par un u-boat.

--> LIEN pour le fichier PDF.

Désolé pour mon retard à répondre à vos mails sur Geneanet et céans. Je tâcherai de rattrapper mon retard dans les prochaines semaines.

mardi, 09 septembre 2008

Une tribu franco-indienne au Panama...

1111822550.jpgEn septembre 1510, Vasco NUNEZ de BALBOA (1475-1519) fonda la ville de Santa Maria la Antigua Del Darién, à cinq kilomètres du Golfe d'Urabá (situé aujourd'hui entre la Colombie et Panama). Il s'agit de la première ville fondée par les Européens sur le continent américain.

Cette ville déclina rapidement, après la fondation de la cité de Panama (1519) et fut attaquée et incendiée par des tribus indiennes en 1524.

Par la suite, la région du Darién connut de longues guerres religieuses entre les tribus Cunas et Embera, outre les violences des conquistadors et des autres aventuriers européens, des attaques des Anglais et des Hollandais, des raids des pirates des Caraïbes et l'arrivée des premiers esclaves africains (dès 1511).

Certains survivants du Massacre des Vaudois (Luberon, 1545) se réfugièrent ensuite dans la région proche des indiens Cunas (peuple matriarcal). Les deux cultures se mélèrent jusqu'à nos jours, notamment sur le plan artistique (tissus colorés). (cf source pour la Roque-d'Anthéron)

En 1548, l'Audiencia gouverna la Vice-Royauté de Nouvelle-Grenade (recouvrant notamment la Colombie et le Darién), avant d'être remplacée en 1564 par un gouverneur.

En 1698, les Ecossais tentèrent la colonisation du Darién (le "Plan Darién"), mais en vain.

Le Darién est devenu une région de l'état de Panama en 1922, et sa capitale est actuellement la Palma, mais le village situé sur le site de Santa Maria reste sur le territoire de la Colombie.

ENIGME

Nous n'avons pas trouvé d'information précises sur l'exil vaudois au Darién.

Il est possible d'imaginer que certains Vaudois ayant échappé au massacre de 1545, ont ensuite fui en Italie (leur région d'origine) où ils auraient été "pris en charge" par les soldats espagnols alors encore aux portes du Piémont, et toujours présents dans le Milanais.

Or, on sait que plus de 500 de ces soldats débarquèrent dans la région du Darién où ils combattirent non seulement les Indiens mais aussi la fièvre et la malnutrition. Des Vaudois furent-ils alors du voyage ?... Cela reste à découvrir...

(à suivre...)

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Source photo:

http://www.lablaa.org/blaavirtual/historia/hispa/images/6...

 

samedi, 30 août 2008

Destruction programmée de 2800 églises, dans l'indifférence générale

2080223289.jpgNous ne connaissons de l'Empire romain que ses ruines. Toute civilisation finit par mourir, dit-on, et prépare elle-même sa ruine. L'an dernier quelques articles ont fleuri sur le Web à propos de la destruction programmée en France de 2800 églises rurales, pour des motifs d'ordre économique, sur l'autel de la rentabilité et de choix budgétaires parfois ubuesques. Le patrimoine historique peut être rasé à coups de bulldozers sans que la paresseuse et conditionnée opinion (sic) publique ne réagisse.

George ORWELL avait prédit un monde sans mémoire.

Des Bouddhas de Bamiyan au Musée de Bagdad, en passant par nos clochers condamnés, ce monde se met lentement mais sûrement en place. 

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Liens : http://www.clochersenperil.fr & http://www.40000clochers.com

Source photo : http://musee.lambesc.free.fr (la Chapelle des Pénitents, détruite à Lambesc en 1905).

 
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